Manifestations des mercredi 1er et vendredi 3 mars : projection-débat et séminaire BRICS

Projection-débat le mercredi 1er mars 2017 de 15H15 à 17h15 en salle DEF 103, Université Paul Valéry – Route de Mende.

Le Centre de Recherche sur la Chine (CRC) et l’IRIEC ont le plaisir de vous convier à la projection-débat sur le thème des relations sino-taïwanaises organisée par M. Ma Jun, avec l’aimable participation de la réalisatrice du documentaire « Le temps des mots« , Samia Ferhat (maître de conférences  à l’Université Paris-Nanterre, lauréate du Prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise décerné par l’Académie des sciences morales et politiques).

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Samia Ferhat est maître de conférences à l’Université Paris X Nanterre. Elle a reçu en 2015 le prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise décerné par l’Académie des sciences morales et politiques pour l’ensemble de ses travaux de recherche. Son documentaire « Le temps des mots » s’inscrit dans le projet « Dialogue sino-taïwanais autour du cinéma ». Samia Ferhat y donne la parole à une dizaine de jeunes étudiants de Chine et de Taïwan afin de construire un espace d’échanges sur les différentes interprétations de l’Histoire, des problématiques identitaires et des relations, lesquelles sont sujettes à des changements rapides et imprévus, entre la Chine et Taïwan.

Séminaire BRICS le vendredi 3 mars 14h30-18h30, salle B308

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Echanges et investissements directs des pays émergents : la nouvelle donne

Séminaire BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) de la Maison des Sciences de l’Homme et de l’EHESS
organisé par le Centre de Recherches sur la Chine (CRC) de l’IRIEC

 

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Journée d’étude « La corruption en Chine » vendredi 2 décembre

Le Centre de Recherches sur la Chine (CRC) de l’IRIEC a le plaisir de vous convier à la journée d’étude « La corruption en Chine » organisée le vendredi 2 décembre 2016 de 9h à 17h salle Jean Moulin (UPV).

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Programme :

  • 9h : ouverture de la journée

  • 9h30 : Le succès de CAO Kun : pratique de la corruption dans l’élection présidentielle de 1923  (MA Jun)

  • 10h : La corruption en droit international et comparé (Yann BISIOU)

  • 10h30 : La corruption et la « green card » (SHI Xiao)

  • 11h : Que se cache-t-il derrière la campagne anti-corruption de XI Jinping? (Guilhem FABRE)

  • 11h30 : discussion générale

  • 12h30-14h30 : pause

  • 14h30 : « Une histoire de chien » (Patrick DOAN)

  • 15h : Lutte anti-corruption : la télévision comme outil de propagande (Solange CRUVEILLÉ)

  • 15h30 : La corruption dans le film de Jia Zhangke A touch of sin (Nancy BALARD)

  • 16h : Les quatre lettrés « si jinshi » et la corruption dans l’opéra de Pékin (LO Shih-lung)

  • 16h30 : Le thème de la corruption à la lumière d’expressions choisies (Fabrice LEBERT)

  • 17h : discussion générale

  •  18h : clôture de la journée

Félicitations à Isabelle Anselme, docteure en études culturelles (Chine)

Félicitations à Isabelle Anselme (CRC – IRIEC) qui, après avoir obtenu les félicitations du jury lors de la soutenance de sa thèse sur le cinéma chinois, sous la direction de M. Patrick Doan, a reçu son diplôme de Doctorat le 12 février 2016, lors de la première cérémonie de remise des diplômes de Doctorat.

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La Présidente de l’Université Mme Anne Fraïsse et le directeur de l’Ecole Doctorale 58 M. Jean-Michel Ganteau ont remis son diplôme à Isabelle.

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Félicitations à l’ensemble de la promotion 2015 des jeunes docteurs de l’Université Paul-Valéry Montpellier

Pour plus de photos: https://photos.google.com/share/AF1QipMAc5KttmssoWE0t_Se3WMGivKL1I9OG5A9Pzvh_j0cID3Pbz1x0h3fnORuJUSkGw?key=cGRQeFhKb0tUUjNBQkZqNllIeFRNOGI2RVZGUEZB

Jade, or et porcelaine

COLLOQUE  international sur le jade, l’or, la porcelaine, le luxe,  les 27 et 28 février 2015 en salle B 308 (université Paul-Valéry-Montpellier, route de Mende)
Si vous demandez le programme, voici ce que vous obtiendrez :

Vendredi 27 février

11h : Ouverture du colloque
11h15 : Chen Kuang-yi (Université nationale des Arts de Taiwan) : Objet de luxe ou objet d’art: la parodie dans l’art de Dean-E Mei.
11h45 : Isabelle Anselme (IRIEC 1) : Les signes extérieurs de richesse dans le cinéma chinois contemporain
12h15 : Christophe Commentale (Musée de l’Homme) : De la typologie du jade chinois et de sa standardisation..

12h45 : pause déjeuner

14h : Carole Thouvenin (IRIEC 1) : Le jade provenant du site de Sanxingdui.
14h30 : Hsu Cheng-fu (Taiwan) : Approche à l’orfèvrerie chinoise : la spécificité du travail de l’or sous les Han.
15h : Erik Gonthier (Musée de l’Homme) : Jade : techniques comparatives de découpe, gravure et polissage du jade
15h30 : Patrick Lesbres (IRIEC 2) : Ornements de jade portés par la noblesse aztèque

16h : pause

16h15 : Lucie Rault (Musée de l’Homme) : Jade et sonorités.
16h45 : Laurent Schroeder (Musée de l’Homme) : Objets composites archaïques en jade et bronze : étude stylistique, historique et scientifique de deux artefacts modernes.
17h15 : Solange Cruveillé (IRIEC 1) : Le disque de jade de Maître He
19h45 : Nancy Balard (IRIEC 1) : L’art de l’imitation/contrefaçon de porcelaines anciennes à Jingdezhen et le commerce qui en découle.

19h : dîner

Samedi 28 février :
9h30 : Du Lili (Université du Peuple de Chine / IRIEC 1) : Pierre de croyance et pierre de symbolique – le jade en Chine ancienne.
10h00 : Elizabeth Baquedano (University College LONDON) : L’or comme un symbole de richesse et de puissance chez les Aztèques
10h : pause
10h15 : Patrick Doan (IRIEC 1) : Le jade dans les 300 poèmes de la dynastie Tang
10h45 : Ma Jun (IRIEC 1): Etalon-or, étalon-argent — les controverses sur la construction du système monétaire moderne à la fin des Qing
11h15 : conclusion
11h30 : (éventuel) pot de fin du colloque

Venez nombreux

Patrick Doan

Fu Manchu : la naissance du Grand méchant Chinois 傅满洲 — 一个笑里藏刀的中国人上台

Après plusieurs siècles d’emploi de personnages chinois dans la littérature, marqués par l’exotisme, les récits mentionnant des personnages chinois deviennent, au début du XXème siècle, plus sombres. On voit ainsi apparaître un Chinois méchant, puissant, intelligent, et particulièrement cruel.

Avec la série de romans mettant en scène Quong Long[1], Charles William Doyle, médecin anglais résidant en Californie, initie cette tendance. Son personnage, qui raquette les Blancs, est une sorte de Parrain qui a autorité sur le quartier chinois de San Francisco. Il ne craint ni de se débarrasser de ceux qui entravent ses malversations, ni d’exploiter un ami. Si ce personnage est la première apparition d’un mauvais Chinois qui s’attaque aux Américains blancs, il n’aura cependant que peu d’écho auprès du grand public.

C’est le romancier Sax Rohmer (de son vrai nom Arthur Henry Sarsfield Ward) qui, en créant le personnage de Fu Manchu en 1910, est à l’origine d’une vague de clichés qui s’étendront rapidement, largement et resteront tenaces.

Le premier roman de Rohmer, The Mystery of Dr. Fu Manchu, parait en 1912 sous forme de feuilleton et donne naissance à treize romans[2] et un recueil de nouvelles[3] dont Fu Manchu sera le personnage principal, cruel et avide de se venger des Britanniques. Cette série de romans connait très rapidement un succès considérable, en Grande-Bretagne comme à l’étranger.

A l’origine, le héros de Rohmer n’est pas clairement défini comme Chinois. Il est décrit comme  «  de haute taille, maigre, félin, […] à la face de Satan, au crâne rasé, aux yeux bridés, magnétiques, verts comme ceux d’un chat dans l’obscurité ». L’aspect satanique de Fu Manchu revient régulièrement dans le récit et l’auteur insiste sur ses yeux « qui se voilaient d’une façon qui ne ressemblait à rien d‘humain » et qui ne reflètent « non pas une âme, mais une émanation de l’enfer ». Fu Manchu représente une sorte de synthèse des pires défauts dont on accuse les Chinois : la cruauté, à travers ses pratiques de torture ou de mises à mort (il tue ses victimes de manière barbare, souvent exotique, et avec une effrayante imagination) qui fait écho aux centaines de récits de missionnaires et voyageurs en Chine sur les supplices chinois. Il est froid, poli, avec un léger sourire fourbe. Le motif du Chinois païen et barbare est poussé à l’extrême en insistant sur le côté diabolique et inhumain du personnage. Sa cruauté est exacerbée par le raffinement de ses pratiques : il envoie à ses victimes le dessin d’un dragon avant de les tuer, peint sur une tenture avec le sang de ses victimes les écailles d’un dragon après chaque meurtre, porte de la soie et se met en scène dans un décor d’ébène et de laque orné de paons et de dragons.

Face à ce personnage démoniaque, on trouve, par opposition, des personnages Occidentaux sympathiques, maladroits et pleins de bons sentiments, au premier rang desquels on trouve l’agent de Scotland Yard Nayland Smith, et son acolyte le docteur Petrie.

L’adaptation des romans à l’écran donne une nouvelle dimension au personnage de Fu Manchu. Dans le premier opus sorti aux Etats-Unis en 1929, The Mysterious Dr Fu Manchu, le personnage est clairement situé dans un contexte chinois. Le film s’ouvre sur la révolte des Boxers pendant laquelle la femme et le fils unique de Fu Manchu sont tués. Tenant pour responsable l’armée anglaise, Fu jure de se venger. L’acteur Warner Oland, qui incarne Fu Manchu, bien que Suédois de naissance, présente des traits indéniablement chinois.

Le personnage de Rohmer, s’il s’attaque principalement aux Britanniques, pose néanmoins un problème plus large.

D’une part, en faisant un amalgame entre Fu Manchu, qui est Chinois, ses sbires, des Thungs indiens, ses femmes aux robes de harem orientaux, et son alter ego Sumuru, qui est Japonaise, le lecteur se trouve face à un bestiaire de personnalités asiatiques malveillantes. Suite à la sortie des premiers films, cette représentation démoniaque des Asiatiques a ainsi déclenché quelques polémiques. Un groupe de l’Université de Harvard a notamment signé une pétition en 1932 protestant face à la société de production MGM contre la réalisation d’autres films mettant en scène Fu Manchu. La publication des romans de Rohmer a également été suspendue pendant la Seconde Guerre mondiale par le Département d’Etat américain pour éviter des frictions avec  la Chine, alliée contre l’ennemi japonais.

D’autre part, en imaginant un personnage dont le but est de créer un « empire jaune mondial », Rohmer est à l’origine d’une représentation du Péril jaune qui s’étend jusqu’à aujourd’hui. Fu Manchu, comme Quong Long avant lui, est une figure du crime organisé. Il personnifie les craintes des Anglais du début du XXème siècle et fait écho à la délinquance croissante dans les quartiers à forte population immigrée de Londres. Rohmer justifiera d’ailleurs son choix suite aux accusations portées contre lui en répondant que, si toute la population chinoise de Limehouse [le Chinatown londonien à cette époque] ne versait pas nécessairement dans la criminalité, la plupart des résidents de ce quartier avaient amené avec eux de Chine leurs pratiques mafieuses et les appliquaient dorénavant en Angleterre pour survivre[4].

La postérité du personnage de Fu Manchu est impressionnante. Après les romans et les nouvelles de Sax Rohmer, et d’autres romanciers ayant repris le personnage, notamment Cay Van Ash, des dizaines de films ont été tirés du roman, principalement aux Etats-Unis mais également en Angleterre et au Mexique. Ses principaux interprètes sont Warner Oland puis Christopher Lee, qui incarne le terrible docteur dans cinq longs métrages au cours des années 1960. On retrouve ensuite quelques réapparitions de Fu Manchu, notamment en 1980 dans The Fiendish Plot of Dr. Fu Manchu ou en 2007 incarné par Nicolas Cage dans Werewolf Women of the SS. Fu Manchu a également été repris dans de très nombreuses séries télévisées à travers le monde.

En France, les romans de Rohmer ont été réédités en 2008 et une bande-dessinée mettant en scène Fu Manchu (La Malédiction du Docteur Fu Manchu) est parue en 2010 et 2011[5] dans le Journal de Spirou. Tout laisse donc à penser que le « Supreme Chinese Villain » a encore de beaux jours devant lui.

Marion Decome

[1] DOYLE, Charles William, The shadow of Quong Long, Philadelphie et Londres, 1900.

[2] The Mystery of Dr. Fu Manchu (1913), The devil Doctor (1916), The Si-Fan Mysteries (1917), The Book of Fu Manchu (1929), The Daughter of Fu Manchu (1931), The Mask of Fu Manchu (1932), The Bride of Fu Manchu (1933), The Trail of Fu Manchu (1934), President of Fu Manchu (1936), The Drums of Fu Manchu (1939), The Island of Fu Manchu, (1941), Shadow of Fu Manchu (1948), Re-enter Dr. Fu Manchu (1957), Emperor Fu Manchu (1959).

[3] The Wrath of Fu Manchu and Other Stories (1973). Posthume.

[4] VAN ASH Cay et SAX ROHMER Elizabeth, Master of villainy, a biography of Sax Rohmer, Bowling Green University Press, 1972, 312 p.

[5] SERROU, Benoît, La Malédiction du Docteur Fu Manchu, Le Journal de Spirou, numéro 3766, 30 novembre 2010, p. 40 et numéro 3797, 19 janvier 2011, p. 34

Quand Zhang Ailing fait son cinéma [当张爱玲涉足影坛时]

Zhang Ailing

On connaît la Shanghaienne Zhang Ailing 张爱玲 (1920-1995), née Zhang Ying 张瑛 (Eileen Chang de son nom américain) pour sa contribution majeure à la littérature chinoise. Son talent pour l’écriture se révéla très tôt et, sous l’égide de l’éditeur Zhou Shoujuan 周瘦鹃, elle devint au début des années quarante un écrivain reconnu et apprécié. Son œuvre, composée en grande partie à Shanghai (avant l’exil de l’auteure à Hong Kong en 1952, qui fut suivi d’un aller simple pour les Etats-Unis deux ans plus tard), offre une vraie singularité qui détonne dans le paysage littéraire de l’époque. Dans ses romans et nouvelles, l’accent est mis sur le ressenti, les conflits intérieurs des personnages, la tension amoureuse, alors même que la littérature de cette période, dans une Chine envahie par le Japon (nous sommes alors en pleine guerre mondiale) tendait vers la résistance à l’ennemi[1]. Tout en nous plongeant dans le contexte sociopolitique de l’époque, l’œuvre de Zhang est dépourvue de revendications patriotiques, l’auteure préférant se focaliser sur la vie et la psychologie de ses protagonistes – lesquels sont, en majeure partie, des femmes. Zhang fait en effet montre d’une grande sensibilité à la condition féminine, la vie personnelle de l’écrivaine n’étant pas étrangère à ce fait. Jeunes filles aspirant à la liberté, femmes assujetties par la tradition, société et familles rétrogrades, autant de thèmes qu’elle explora sans relâche.

Lust, Caution

Zhang Ailing apporta également sa contribution au monde cinématographique, qui adapta plusieurs de ses œuvres. Si sa nouvelle  Sè, jiè  《色,戒》(Lust, Caution) connut son heure de gloire internationale à la sortie du film éponyme de Ang Lee en 2008, elle fut également scénariste, notamment pour l’industrie du film de Hong Kong (la Chine, devenue populaire entre temps, s’étant spécialisée dans le film de propagande). Les films dont elle signa le scenario (une quinzaine entre 1947 et 1964) sont malheureusement introuvables en France (et non traduits). Pour les curieux (qui parlent cantonais et/ou lisent les caractères complexes) qui voudraient savoir ce qui se faisait à l’époque dans les studios de la concession britannique (pour information, Bruce Lee, citoyen américain, n’apportera sa pierre à l’édifice cinématographique local qu’à partir des années 1970) voici un extrait en ligne de Nán běi xǐ xiāngféng 南北喜相逢 (Rencontre heureuse du nord et du sud, 1964), une historiette d’amour contrarié qui finit bien.

海上花

La contribution de Zhang Ailing à la culture de son pays ne s’arrête pas là. L’écrivaine et scénariste fut également traductrice. Aux Etats-Unis, où elle était exilée depuis 1954, elle s’attela à la traduction en mandarin et en anglais du roman de Han Bangqing 韩邦庆 (1856-1894) Hǎi shàng huā lièchuán 《海上花列传》 (Biographie des fleurs de Shanghai, en ligne ici), écrit en langue wú  (Wú yǔ 吴语) [2] et fidèle au style de Shanghai (hǎipai 海派) [3]. Si le roman de Han Bangqing fut traduit par Zhang en anglais sous le titre The Sing-song girls of Shanghai, en référence au nom que donnèrent les Occidentaux aux courtisanes chinoises qui chantaient pour divertir leurs clients, le titre chinois original ne manquera pas de parler aux cinéphiles : c’est en effet de ce même roman que le Taïwanais Hou Hsiao-hsien 侯孝贤 tira son film Les fleurs de Shanghai (Hǎi shàng huā 海上花), sélectionné pour la Palme d’Or au festival de Cannes de 1999. Sans Zhang Ailing, le film n’aurait sans doute jamais vu le jour. Fait amusant, dans Les Fleurs de Shanghai comme dans Lust, Caution, l’un des personnages principaux est interprété par l’acteur l’acteur Tony Leung 梁朝伟. Gageons que Zhang Ailing n’aurait certainement rien trouvé à redire à ce qu’un Hongkongais s’immisce par deux fois dans la peau d’un personnage shanghaien, elle qui aimait tant sa ville natale et situa plusieurs de ses intrigues à Hong Kong, ville qui l’accueillit en temps de guerre.

 Emilie Guillerez


[1] Le virage littéraire qui signa l’engagement politique des écrivains dans les années trente fut abordé lors de la publication en 1928 de l’article 从文学革命到革命文学 Cóng wénxué gémìng dào gémìng wénxué [De la révolution littéraire à la littérature révolutionnaire ]  par Cheng Fanwu 成仿吾.

[2] Estimé à 90 millions de locuteurs environ, le wu est un dialecte (d’aucuns parlent de langue) parlé principalement à Shanghai, dans les provinces du Zhejiang 浙江 et du Jiangsu 江苏.

[3] Pour davantage d’informatin sur le hǎipai, voirChen Sihe, « Deux courants de la littérature du hǎipai » in Annie Curien (dir.), Ecrire au présent. Débats littéraires franco-chinois, Paris, Maison des sciences de l’homme, 2003, p. 103.