« L’importance des liens du sang dans l’industrie porcelainière de Jingdezhen »

« L’importance des liens du sang dans l’industrie porcelainière de Jingdezhen », table ronde La famille chinoise dans tous ses états, Centre de Recherches sur la Chine (CRC – IRIEC), 27 avril 2012, Université Paul-Valéry Montpellier 3

 

Jingdezhen 景德镇 est une ville du Nord-Est du Jiangxi 江西, province située dans le quart sud-est de la Chine. Elle est placée entre le lac Poyang 鄱阳 à l’ouest et la province de l’Anhui 安徽 au Nord-Est. Jingdezhen est située dans une région de cours d’eau et de collines boisées, ces dernières occupant 69% du territoire. En 2007, la superficie de la zone urbaine[1] était de 82,5 kilomètres carrés, avec une population de 449.600 habitants[2].

La ville tire son nom de l’empereur Jingde 景德 (1004 – 1007) de la dynastie Song 宋 (960 – 1279), qui « aurait accepté, à titre de tribut, des céramiques provenant de cette région »[3]. Jingdezhen a la particularité d’avoir abrité la seule manufacture impériale de porcelaine de l’histoire, sous les dynasties Ming 明 (1368 – 1644) et Qing 清 (1644 – 1911). Elle a également été dénommée capitale de la porcelaine (cí dū 瓷都) en raison de son rôle de premier fournisseur mondial de porcelaine de la dynastie Yuan 元 (1279 – 1368) à la fin de l’empire. Son remarquable succès est dû en partie à son mode d’organisation du travail bien particulier, de type industriel, dans lequel les liens du sang jouaient un rôle certain. C’est ce dernier élément que nous nous proposons d’étudier ici, et que nous souhaitons enrichir d’une réflexion sur la persistance de ces liens du sang dans l’industrie porcelainière actuelle de Jingdezhen.

L’industrie porcelainière de Jingdezhen était caractérisée par le fait que les travailleurs se regroupaient entre eux selon certains critères précis. Ces regroupements étaient de trois sortes : constitués autour des liens familiaux, selon les origines géographiques, ou en fonction de la profession exercée. En plus de ces trois formes fondamentales de regroupement, les travailleurs se retrouvaient dans des groupes combinant chacun des trois éléments cités. Penchons-nous plus précisément sur chacun de ces types de regroupements, en commençant par celui qui nous intéresse le plus ici, les liens familiaux.

La production céramique a commencé à Jingdezhen à l’époque des Cinq dynasties 五代 (908 – 960). Les céramiques créées alors étaient des grès verts ou blancs. Sous la dynastie Song, Jingdezhen a commencé à produire des porcelaines blanc-bleuté qīngbái 青白, celles-là même qui ont fait l’admiration de l’empereur Jingde et de sa cour. Sous les Song, Jingdezhen était déjà devenue le plus grand centre porcelainier du pays. Ses productions étaient exportées vers le Japon ainsi que l’Asie du Sud et du Sud-Est. Toutefois, cet artisanat était encore rattaché à l’agriculture et était pratiqué par des familles de paysans en complément de leurs activités agricoles[4]. Sous la dynastie Yuan, la production se développe et devient indépendante de l’agriculture. Cet artisanat s’industrialise alors, mais reste l’affaire de familles, familles d’artisans désignées sous l’expression jiàng zú 匠族. Celles-ci travaillent dans des ateliers familiaux. Sous les dynasties suivantes des Ming et des Qing, avec l’industrialisation de la production porcelainière, on constate un élargissement des liens familiaux au clan[5] patronymique : les travailleurs de la porcelaine se rassemblent désormais pour former des groupes constitués de personnes portant les mêmes noms de famille. Ainsi, l’industrie porcelainière est majoritairement entre les mains des clans Feng 冯, Yu 余, Jiang 江 et Cao 曹, les plus puissants et les plus nombreux[6].

Les origines géographiques ont également joué un rôle prépondérant dans la manière dont les travailleurs se regroupaient. Jusqu’à la dynastie Yuan, la production porcelainière était l’affaire de paysans natifs de Jingdezhen. Mais à partir de la dynastie Ming, de nombreux travailleurs des régions environnantes se sont retrouvés à Jingdezhen et ont constitué des groupes qui se sont à leur tour lancés dans l’industrie porcelainière. C’est ainsi que sont nées les corporations liées aux origines géographiques. Ces travailleurs immigrés provenaient principalement d’autres régions du Jiangxi, et formaient des groupes selon leur appartenance au même village, au même district ou à la même préfecture. Sous la dynastie Qing, les vagues d’immigration s’intensifièrent : les nouveaux-venus provenaient alors de l’Anhui principalement, puis de la Chine entière. Se formèrent alors trois grands clans[7], hángbāng 行帮 : le clan des Duchang, Dū bāng 都帮 — Duchang étant un district du Jiangxi proche de Jingdezhen, le clan des Anhui, Huī bāng 徽帮 — l’Anhui étant une province frontalière, et le clan regroupant les travailleurs de toutes les autres origines, zá bāng 杂帮[8].

            Les travailleurs de la porcelaine se rassemblaient enfin selon leur profession, formant des guildes (hánghuì 行会) par métiers et secteurs d’activités. Il existait à Jingdezhen un certain nombre de secteurs d’activités dans l’industrie porcelainière, comme celui de la préparation des argiles, celui du façonnage des pièces, celui de la cuisson, celui de la peinture d’émaux sur couverte, et bien d’autres encore. Dans chacun de ces secteurs on trouvait une infinité de métiers. Par exemple, dans le seul secteur du façonnage, les travailleurs se spécialisaient dans un métier, qui pouvait être la mise en forme, la peinture sous couverte, le transport des pièces à l’intérieur des ateliers, le calibrage des pièces, etc.

            À partir de ces trois formes de regroupement — par patronymes, par origines géographiques et par professions, des monopoles sur des branches d’activités de l’industrie porcelainière se formèrent autour de groupements combinant ces trois éléments fondamentaux.

Ainsi, le secteur de la construction et de l’entretien des fours traditionnels fut monopolisé par les clans Wei 魏 et Yu 余 originaires de Duchang[9]. On note par ailleurs que le clan des Duchang était le plus puissant de l’industrie porcelainière de Jingdezhen, tandis que les personnes originaires de l’Anhui contrôlaient le secteur commercial et financier, non impliqué directement dans la production mais étroitement lié au florissant commerce de porcelaines.

Secteur d’activité Patronyme Origines géographiques
Construction et entretien des fours, luán yáo 挛窑 Wei 魏, Yu余 Duchang 都昌, villages de Duobao 多宝 et Renyi 仁义
Fabrication des couteaux à calibrer, zhì dāo yè 制刀业 Song 宋 Gao’an 高安 (district de la province du Jiangxi)
Les fours, shāo yáo 烧窑业 Feng冯, Yu余, Jiang江 et Cao曹 Duchang都昌
Récupération et restauration des porcelaines, zhōu diàn 洲店 Huang 黄 Duchang 都昌
Fabrication de casettes et briques, xiá zhuān 匣砖业 Yuan 袁, Cao 曹 et Yu 余 Duchang 都昌
Commerce et finance Anhui 安徽

Figure 1 : tableau récapitulatif des principaux regroupements dans l’industrie porcelainière de Jingdezhen.

 Nous l’avons compris, le fonctionnement de l’industrie porcelainière et de ses différents secteurs dépendait directement de groupes de personnes assemblées selon leurs patronymes et leurs origines géographiques. L’importance de ces liens nous amène naturellement à nous demander quelles étaient les fonctions de ces groupements claniques et familiaux traditionnels, et si ces derniers existent encore de nos jours à Jingdezhen, dans cette ville qui abrite toujours au xxie siècle une industrie porcelainière florissante.

Les guildes et corporations traditionnelles ont été dissoutes à la création de la République Populaire de Chine (1949), l’État prenant peu à peu en main l’industrie porcelainière. À partir des années mille-neuf-cent-cinquante, la modernisation en marche engendra la disparition de nombreuses branches de métiers de l’industrie porcelainière, accompagnée de la création d’usines modernes à grande échelle. Ces dernières fonctionnant en grande partie à l’aide de machines, les humains et les professions qui leur étaient liées devinrent inutiles. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, à partir des premières réformes et de l’ouverture du pays, on constate la multiplication de petits ateliers familiaux qui rappellent les premiers temps de l’industrie porcelainière de Jingdezhen, antérieurement à la dynastie Ming. Ces petits ateliers familiaux sont constitués par des paysans des environs de Jingdezhen, pour lesquels les liens du sang restent importants, dans le sens où les nouveaux venus savent vers qui se tourner en arrivant : ils se tournent en toute logique vers les personnes de la même famille ou du même village installés à Jingdezhen avant eux.

L’une des fonctions premières de ces regroupements a de tous temps été celle de la transmission des savoir-faire. De nombreux métiers se transmettaient uniquement de père en fils ou en fille, ce deuxième cas étant plus courant aujourd’hui que traditionnellement. Aujourd’hui encore, la plupart des artistes porcelainiers âgés de plus de cinquante ans ont appris l’art de faire des porcelaines dans leur jeunesse à Jingdezhen, auprès de leur père ou de leur oncle. Aujourd’hui, si l’on prend en compte les branches les plus importantes de la production porcelainière, c’est-à-dire la peinture, la sculpture et le façonnage, on se rend compte que la transmission familiale existe toujours, mais qu’elle n’est plus le seul mode de transmission de savoir-faire. Il existe en effet des écoles professionnelles ainsi qu’un Institut de Céramique de Jingdezhen, créé en 1958 et seul établissement d’enseignement supérieur spécialisé dans la céramique[10]. Dans les petits métiers qui ont toujours entretenu des liens d’interdépendance avec la production porcelainière, la transmission ne peut se faire que de génération en génération, aucun cursus scolaire ou universitaire n’existant dans ces domaines. C’est le cas du secteur de la fabrication des pinceaux (zhì bǐ yè 制笔业) ou encore du secteur de la fabrication des tours de potier (chēpán diàn 车盘店). Par conséquent, il existe certaines difficultés pour continuer à transmettre ces savoir-faire, qui n’attirent pas la jeunesse d’aujourd’hui. Ainsi, Hu Beijing 胡北京, né en 1958, est aujourd’hui l’un des derniers détenteurs de la technique traditionnelle de fabrication des moules[11] (zhì mó yè 制模业) de Jingdezhen. Il tient son savoir-faire de son père, qui lui-même le tenait de son grand-père. Aujourd’hui, le fils de Hu Beijing, qui vient de terminer ses études, ne compte pas poursuivre dans cette profession, qui risque donc de disparaître dans un avenir proche[12].

La transmission des savoir-faire était donc l’une des raisons pour lesquelles les liens familiaux étaient aussi importants. Mais cette transmission devait également être accompagnée d’une protection des savoir-faire. De tous temps, la concurrence féroce régnant dans le milieu a poussé les ateliers à tout mettre en œuvre afin de conserver leurs secrets de fabrication. Aujourd’hui encore, dans les ateliers familiaux du quartier de Fanjiajing 樊家井, à Jingdezhen, la concurrence est telle entre les différents ateliers-boutiques qu’il est très mal vu qu’un employé d’un atelier regarde d’un peu trop près ce qui se fait chez les voisins[13].

Le regroupement familial permettait aussi de faire vivre facilement une famille et de mettre en place un réseau d’entre-aide. Si la modernisation a fait disparaître un certain nombre de métiers, elle a également favorisé le développement des petites entreprises familiales, dès lors que celles-ci furent autorisées, à partir des années mille-neuf-cent-quatre-vingts. En effet, la mécanisation des tâches engendrant une réduction du nombre d’employés nécessaires, des familles plus modestes ou de taille plus réduite ont pu se lancer dans l’aventure de la fabrication de porcelaines. Ainsi, à Fanjiajing, on comptait déjà en 2000 environ quatre-cents ateliers familiaux de fabrication artisanale de porcelaines[14]. Il s’agissait d’entreprises composées pour la plupart d’une à une dizaine de personnes. Il subsiste un partage des tâches, mais moins élaboré qu’auparavant : les femmes se chargent généralement de la peinture sur porcelaine et de la vente, les hommes exerçant les activités plus physiques liées au travail des argiles, au tournage et à la cuisson. Même les membres de la famille non qualifiés trouvent une occupation dans les tâches simples ou la peinture de motifs peu complexes. Il existe trois schémas d’ateliers familiaux, le premier d’entre eux étant celui de l’entreprise tenue par un couple : les femmes ont souvent le rôle du peintre, tandis que leur mari cuit les porcelaines. Quelquefois, l’époux façonne les pièces, et la femme peint. Dans le cas des sociétés spécialisées dans la peinture d’émaux sur couverte, le couple se partage les tâches : le mari dessine les contours, l’épouse remplit de couleurs. Le deuxième type d’atelier familial est tenu par des membres d’une même génération, souvent de jeunes gens, paysans des environs, frères et sœurs, cousins et cousines, qui se regroupent peu à peu à Jingdezhen pour former leur propre atelier. Enfin, il existe des ateliers familiaux reposant sur plusieurs générations. Alors qu’on pourrait s’attendre à ce que les parents soient les patrons, employant leurs enfants, il s’agit en réalité souvent du contraire : dans un milieu de forte concurrence, la survie d’un atelier repose sur la capacité d’inventivité et de réactivité par rapport aux évolutions du marché. C’est ainsi que les jeunes gens occupent plus souvent la place de patrons et gestionnaires, et emploient leurs propres parents.

L’importance traditionnelle des liens du sang dans l’industrie porcelainière de Jingdezhen, qui transparaissait dans la création de monopoles détenus par des familles et des clans, a donc été démontrée. Bien qu’amoindrie après la fondation de la République Populaire de Chine, ces liens du sang connaissent un certain renouveau depuis une vingtaine d’années, grâce à la multiplication des entreprises privées et des entreprises familiales en particulier, permise par les réformes et l’ouverture de la Chine. En 2004, parmi les 3,75 millions d’entreprises privées et les entreprises dites « individuelles » enregistrées en Chine, une grande partie était des entreprises familiales : selon Gilles Guiheux, professeur à l’Université Paris 7, « dans le cadre d’un État autoritaire dont la mutation est loin d’être achevée, les institutions susceptibles de réguler la concurrence ou de structurer les rapports entre employeurs et employés ne sont pas encore en place, et la famille nucléaire semble être l’institution la plus à même d’assurer la modernisation économique du pays »[15]. Si tel est bien le cas, les ateliers familiaux de Jingdezhen ont de beaux jours devant eux.

Nancy Balard


[1] Jingdezhen possède un territoire qui s’étend au-delà des limites de la zone urbaine.

[2] À titre de comparaison, la superficie de la zone urbaine de Jingdezhen correspond à presque une fois et demie celle de Montpellier, et la population de Jingdezhen représente 1,75 fois celle de la Montpellier.

[3] Hélène CHOLLET, « La porcelaine de Jingdezhen, origines et évolution historique », p. 3 in : La splendeur du feu, Chefs d’œuvre de la porcelaine chinoise de Jingdezhen du xiie au xviiie siècle, 2e éd. Éditions You Feng, Paris, 2006.

[4] TIAN Hongxi 田鸿喜, zǒuguò qiānnián : huímóu Jǐngdézhèn chuántǒng shǒugōng yuánqì zhìcí 走过千年 : 回眸景德镇传统手工圆器制瓷 (Une traversée de mille ans : un rapport sur le processus traditionnel de production artisanale des porcelaines tournées), Jiangxi meishu chubanshe, Nanchang, 2003, p. 14.

[5] Nous utilisons ici le mot français clan pour faire référence au terme chinois shì 氏 désignant le clan patronymique. Les noms de famille chinois sont d’un nombre relativement limité et les porteurs d’un patronyme commun se considèrent comme les descendants d’un ancêtre commun et appartiennent ainsi à un même clan.

[6] ZHOU Ronglin 周荣林, Jǐngdézhèn táocí xísú 景德镇陶瓷习俗 (Les usages liés à la céramique à Jingdezhen), Jiangxi gaoxiao chubanshe, Nanchang, 2004, p. 99.

[7] Cette fois, le terme clan fait référence au chinois bāng 帮, qui se rapporte à une bande d’individus rassemblés autour d’un critère commun variable, comme les affinités ou ici les origines géographiques.

[8] HUANG Zhifan 黄志繁, SU Yongming 苏永明, Hángbāng yǔ Qīngdài Jǐngdézhèn chéngshì shèhuì 行帮与清代景德镇城市社会 (Les corporations et la société urbaine de Jingdezhen sous les Qing) in : Nánchāng dàxué xuébào : rénwén shèhuì kēxué bǎn 南昌大学学报人文社会科学版 (Journal of Nanchang University : Humanities and Social Sciences), vol. 38, mai 2007, no. 3, Université de Nanchang, Nanchang, p. 82 – 87.

[9] LIU Deyi 刘得意, Jǐngdézhèn táocí lìdài shāozào yáolú biānhuì 景德镇陶瓷历代烧造窑炉编汇 (Recueil sur les fours à céramiques historiques de Jingdezhen), mis à jour le 17 septembre 2007, site de la société de conseils en collection de porcelaines Liaoliaoting 了了亭 : http://www.jdzmc.com/jdztc/Article/Class12/Class36/3351.html (consulté le 15 mars 2012).

[10] WU Benrong 吴本荣, Jǐngdézhèn táocí xuéyuàn xiàoshǐ : 1958 – 1998 景德镇陶瓷学院校史 : 1958-1998 (Histoire de l’Institut de Céramique de Jingdezhen : 1958 – 1998), Jingdezhen taoci xueyuan, Jingdezhen, 1998, p. 7 – 8.

[11] Il s’agit de moules utilisés traditionnellement dans la fabrication de porcelaines.

[12] ZHANG Wu 章武, yuánqì xiū mó Jǐngdézhèn shǒugōng zhìcí jìyì dài chuánchéng (1) 圆器修模 – 景德镇手工制瓷技艺待传承(1) (La réparation des moules — à Jingdezhen, l’art de la fabrication manuelle de porcelaines attend toujours ses héritiers), 12 mars 2012, site Internet de l’agence Xinhua 新华 : http://news.xinhuanet.com/photo/2010-03/12/content_13160868.htm (consulté le 09 mars 2012).

[13] FANG Lili 方李莉, Chuántǒng yǔ biànqiān : Jǐngdézhèn xīnjiù mínyáoyè tiányě kǎochá 传统与变迁 :景德镇新旧民窑业田野考察 (Traditions et évolutions : Enquête sur l’histoire des fours populaires de porcelaine de Jingdezhen), Jiangxi renmin chubanshe, Nanchang, 2000, p. 141.

[14] Ibid., p. 56.

[15] Gilles GUIHEUX, « Le renouveau du capitalisme familial », in : Perspectives chinoises [En ligne], no. 87, janvier-février 2005, mis en ligne le 07 mars 2008, consulté le 15 avril 2012. URL : http://perspectiveschinoises.revues.org/731

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